La face cachée de la reforestation

Au nom de la lutte contre la pollution, les forêts sont devenues un enjeu financier face auquel les droits des peuples autochtones ne pèsent guère.

Sophie Chapelle  • 14 mai 2009 abonné·es
La face cachée de la reforestation

C’est avec un grand sourire que le prince de Galles visite en novembre 2008 « l’une des plus grandes initiatives de restauration des forêts tropicales jamais tentées » sur l’île de Sumatra (Indonésie). En 2002, le gouvernement indonésien a attribué pour cent ans 53 000 hectares des forêts d’Harapan à un consortium d’organisations non gouvernementales environnementales, « afin de les protéger contre la pression des plantations de palmiers à huile et de bois à pâte, de l’exploitation forestière illégale et du feu ». Il y aurait même des emplois pour les communautés en bordure des forêts.

Une réalité tronquée, selon Sarwadi Sukiman, paysan originaire de l’île : « Lorsque le consortium a pris le contrôle de la région, des paysans et des indigènes ont été intimidés, arrêtés, interrogés et expropriés de leurs terres, forcés d’accepter par lettre de ne jamais revenir. L’un

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Écologie
Temps de lecture : 4 minutes