L’éternelle ignominie envers les étrangers

À l’heure où la Cimade se voit contester son travail au service des étrangers par le ministère de l’immigration, nous avons voulu revenir sur l’histoire d’une association qui puise ses origines dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme des années 1930.

Jean-Claude Renard  • 28 mai 2009 abonné·es
L’éternelle ignominie envers les étrangers
© Cimade, 64, rue de Clisson, Paris XIIIe.

Ça a débuté comme ça. Dans la vieille Europe des années 1930. Une Europe qui dérouille sous la botte allemande et son slogan, « un peuple, un empire, un chef ». La communauté protestante s’inquiète, s’élève contre les mesures raciales et religieuses qui se mettent en place. En septembre 1939, la France entre en guerre. Suzanne de Dietrich, secrétaire générale de la Fédération universelle des associations chrétiennes d’étudiants (Fuace), dénonce auprès du Comité inter-mouvements (CIM) le sort réservé aux Alsaciens et aux Mosellans évacués vers les départements du centre et du sud de la France. Ils sont entre 200 000 et 500 000.

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Temps de lecture : 7 minutes