Gauche : En quête d’unité

Les européennes ont relancé au PS les discours sur la refondation et le rassemblement de la gauche. Mais il faudra plus que des mots pour que l’union, voulue par l’électorat de gauche, se concrétise.

Michel Soudais  • 18 juin 2009 abonné·es
Gauche : En quête d’unité
© Guy Bedos, rédacteur en chef invité « Pour moi, la gauche, c’est Jaurès, mais sûrement pas Martine Aubry ni Dominique Strauss-Khan. La rue Solferino me rappelle la Comédie-Française, avec ses petits clans ! En tout cas, ce n’est pas la gauche, celle de la rue, des gens normaux. »

Les lendemains de défaite se suivent et se ressemblent au Parti socialiste. Depuis le 7 juin, à entendre les principaux responsables socialistes, il n’est question que de « rénovation » , de « refondation » et de « modernisation » . Qui, bien entendu, doivent toutes être « profondes » . « Bouger » , faire preuve d’ « audace » … Autant de mots lancés pour conjurer l’échec mais qui ne disent rien sur ses causes et guère plus sur les moyens d’éviter sa répétition, tant ils semblent usés. Les mêmes ont déjà servi, après l’élection imperdable de 2007, après le traumatisme du 21 avril 2002… On connaît la suite.

Le conseil national du PS, convoqué en pleine semaine, deux jours après le scrutin, s’est déroulé sans drame ni passion. Après s’être assurée du soutien de Ségolène Royal lors d’une rencontre de conciliation, quelques heures plus tôt, au QG de l’ancienne candidate à la présidentielle, Martine Aubry a bien proposé au PS de « changer de cap » en six mois. Pour tirer toutes les conséquences de son fiasco aux européennes, elle a appelé à « une profonde refondation » du PS, « refondation des idées, refondation à gauche, mais aussi profonde refondation de nos pratiques, de nos

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 6 minutes

Pour aller plus loin…