La parenthèse de Foucault

Un collectif de jeunes chercheurs a imaginé
un recueil d’archives
de l’enfermement et de l’exclusion qu’avait envisagé Michel Foucault sans jamais
le réaliser.

Olivier Doubre  • 17 juillet 2009 abonné·es

En 1977, Michel Foucault publiait un texte à l’écriture très personnelle qui devait être l’introduction d’un « recueil » dont l’idée lui était « venue un jour où [il] lisai [t] à la Bibliothèque nationale un registre d’internement rédigé au tout début du XVIIIe siècle ». Ce projet – jamais abouti – était censé rassembler des documents relatant les « vies singulières » d’hommes et de femmes, «  à la fois obscures et infortunées » , croisées au fil des explorations de ce boulimique d’archives qu’était l’auteur de Surveiller et punir. Elles devaient toutes provenir de la « même source »  : archives « de l’enfermement » (de l’Hôpital général ou de la Bastille), «  de la police, des placets au roi et des lettres de cachets » des XVIIe et XVIIIe siècles… Ces « vies

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Idées
Temps de lecture : 4 minutes

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