Désaccord sur toute la ligne
Le projet officiel de ligne à grande vitesse entre Poitiers et Limoges provoque l’opposition d’une part grandissante de la population, qui le juge inutile, dispendieux, inégalitaire et antiécologique.
dans l’hebdo N° 1071 Acheter ce numéro

Ne les appelez pas les anti-TGV, ils détesteraient ça. D’ailleurs, le train à grande vitesse, ils sont pour. Mais pas à n’importe quelles conditions. Or, le projet de ligne à grande vitesse (LGV) Limoges-Poitiers-Paris, porté par l’État, les élus PS et UMP des deux capitales régionales et les conseils départementaux et régionaux concernés, a tout du grand chantier dispendieux et superflu. Pour le collectif des opposants au projet LGV Limoges-Poitiers, qui réunit une cinquantaine d’associations, de syndicats et d’élus locaux [[Les Amis de la terre-Limousin, Attac 87, CGT, Les Alternatifs 86, Les Verts, NPA, etc. : http://limogespoitiers.com.]], ce tracé n’a même que des défauts. Réunis fin septembre dans une petite salle de la ville, entre parking et préfabriqués, les opposants à ce chantier d’envergure viennent d’horizons divers : militants de longue date, syndicalistes, politiques, mais aussi simples citoyens atterrés par la LGV. Tous sont hostiles à un projet sorti de nulle part. Imposée par Jean-Pierre Raffarin en 2003, sans concertation publique, la LGV se substitue à la modernisation du tracé