« Une atteinte aux droits des détenus »

Si elle maintient finalement le principe de l’encellulement individuel, la loi pénitentiaire instaure des régimes de détention différenciés. Les réactions d’Hugues de Suremain, juriste à l’Observatoire international des prisons.

Laurence Texier  • 15 octobre 2009 abonné·es
« Une atteinte aux droits des détenus »

Politis : Qu’est-ce qui préside à l’idée des régimes différenciés ?

Hugues de Suremain / Au milieu des années 1970, les centres de détention, réservés aux personnes condamnées à des peines supérieures à un an, étaient conçus pour être tournés vers l’extérieur. Comme un sas qui avait vocation à préparer la sortie. Dans cette optique, les portes étaient ouvertes en journée. Le prisonnier pouvait se déplacer dans son secteur de détention, faire du sport ou prendre sa douche quand il voulait, avoir un semblant de vie sociale, inviter des codétenus dans sa cellule pour prendre le café, rompre le jeûne du ramadan, partager le repas de Noël… Rien à voir donc avec les maisons d’arrêt, bien plus restrictives, qui

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société
Temps de lecture : 4 minutes

Pour aller plus loin…

La pollution, un impensé colonialiste
Analyse 6 février 2026 abonné·es

La pollution, un impensé colonialiste

Chlordécone aux Antilles, pénuries d’eau à Mayotte, aires d’accueil de gens du voyage contaminées, quartiers populaires asphyxiés… Les populations racisées paient le prix fort d’un racisme environnemental que l’écologie dominante peine encore à nommer.
Par Thomas Lefèvre
À Hellemmes-Ronchin, « on paye pour notre mort »
Reportage 6 février 2026 abonné·es

À Hellemmes-Ronchin, « on paye pour notre mort »

Depuis plus d’une décennie, l’association Da So Vas dénonce des conditions de vie alarmantes sur l’aire d’accueil en bordure de Lille et demande des solutions de relogement. Ce lieu est devenu un symbole du racisme environnemental subi par les gens du voyage.
Par Thomas Lefèvre
La mémoire fragmentée des enfants d’immigrés
Histoire 5 février 2026

La mémoire fragmentée des enfants d’immigrés

Marquées par les traumatismes de guerre, de racisme ou de pudeur, les histoires familiales des enfants issus des générations postcoloniales peinent à être partagées. Face à ces silences, les enfants héritent d’une mémoire fragmentée, et peinent à retrouver leur récit.
Par Kamélia Ouaïssa
Immigration : absents des plateaux, les premiers concernés créent leurs propres espaces d’expression
Analyse 5 février 2026 abonné·es

Immigration : absents des plateaux, les premiers concernés créent leurs propres espaces d’expression

Les médias dominants, ou mainstream, semblent aborder encore l’histoire coloniale et l’immigration à travers un regard dominant. Podcasts, médias indépendants et plateformes numériques deviennent alors des lieux de contre-récit, de mémoire et de réappropriation.
Par Kamélia Ouaïssa