« Une atteinte aux droits des détenus »
Si elle maintient finalement le principe de l’encellulement individuel, la loi pénitentiaire instaure des régimes de détention différenciés. Les réactions d’Hugues de Suremain, juriste à l’Observatoire international des prisons.
dans l’hebdo N° 1072 Acheter ce numéro

Politis : Qu’est-ce qui préside à l’idée des régimes différenciés ?
Hugues de Suremain / Au milieu des années 1970, les centres de détention, réservés aux personnes condamnées à des peines supérieures à un an, étaient conçus pour être tournés vers l’extérieur. Comme un sas qui avait vocation à préparer la sortie. Dans cette optique, les portes étaient ouvertes en journée. Le prisonnier pouvait se déplacer dans son secteur de détention, faire du sport ou prendre sa douche quand il voulait, avoir un semblant de vie sociale, inviter des codétenus dans sa cellule pour prendre le café, rompre le jeûne du ramadan, partager le repas de Noël… Rien à voir donc avec les maisons d’arrêt, bien plus restrictives, qui