Après le deuil, la bataille judiciaire

Des associations regroupant des avocats, des syndicalistes, des chercheurs ainsi que des inspecteurs
et médecins du travail constatent de redoutables dérives autour des procès liés aux suicides au travail.

Thierry Brun  • 17 décembre 2009 abonné·es
Après le deuil, la bataille judiciaire

Le gouvernement se fait discret sur les conséquences judiciaires de la multiplication des suicides au travail, notamment dans les groupes France Télécom et Renault, où l’État est encore le principal actionnaire, mais aussi dans d’autres grandes entreprises comme EDF, La Poste, IBM, BNP Paribas, etc. Pourtant, une longue et importante bataille judiciaire est engagée, qui met en accusation la dégradation des conditions de travail, des méthodes de management musclées, mais aussi le déni des directions d’entreprise.

La Caisse nationale d’assurance-­maladie (Cnam) a récemment donné la mesure de la montée des drames sociaux constatés dans les entreprises. De janvier 2008 à juin 2009, elle a reçu 72 demandes de reconnaissance de suicide comme accident du travail, dont 39 ont été rejetées, 5 sont en cours d’examen et 28 ont donné lieu à une reconnaissance. Mais c’est seulement dans ce

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