Le grand effacement de la Macronie aux municipales

Après les échecs répétés dans les urnes lors des élections européennes et législatives, le parti présidentiel Renaissance, a adopté une nouvelle stratégie : disparaître pour se fondre dans des alliances. Retour en chiffres sur cette disparition.

Pierre Jequier-Zalc  et  Basile Roth  • 5 mars 2026 abonné·es
Le grand effacement de la Macronie aux municipales
Le secrétaire général du parti centriste Renaissance, Gabriel Attal, lors d'une réunion dans le cadre de l'élection présidentielle française de 2027, à Paris, le 27 janvier 2026.
© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Cherchez, vous ne trouverez pas. Ou difficilement. Devant vos bureaux de vote, sur les grands panneaux métalliques, sur les bulletins de vote, dans les tracts qu’on vous présentera sur les marchés ou dans vos boîtes aux lettres, sur les affiches placardées sur les murs de vos communes : partout, le logo de Renaissance, le parti présidentiel, sera invisible ou glissé discrètement en bas d'une affiche, au milieu des logos de plusieurs partis politiques. Et pour cause : le parti présidé par Gabriel Attal a décidé d’enjamber très largement ces élections municipales.

En 2026, seules sept listes sur l’ensemble du territoire disposent de l’étiquette Renaissance.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2020, le parti qui s’appelait encore La République en marche (LREM) avait présenté 247 listes. Sa volonté,

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