Le PS rêve du grand écart

Les socialistes ont investi leurs listes et présenté leur programme commun pour « gagner toutes les régions ». Un texte marqué à gauche, que les candidats peuvent librement « interpréter ».

Michel Soudais  • 17 décembre 2009 abonné·es
Le PS rêve du grand écart

Oubliés, les doutes. Et la plus élémentaire prudence. Samedi, à Tours, où le PS tenait une convention nationale pour ratifier ses listes aux élections régionales et lancer sa campagne électorale, Martine Aubry s’est prise à rêver d’un grand schelem : « Nous avons un grand nombre de régions et nous devons toutes les garder. Mais nous pouvons toutes les gagner ! Cela dépend de nous » , s’est enflammée la Première secrétaire du PS, visant l’Alsace et la Corse, les deux seules régions métropolitaines que son parti n’avait pas gagnées en 2004. Le propos est certes mobilisateur, et la patronne du PS qui n’est pas elle-même candidate a promis qu’elle « mouillerait [sa] chemise » . Néanmoins il surprend, tant le PS apparaît isolé pour aborder le premier tour. Ni le cavalier seul des Verts, ni le choix du PCF de présenter des listes du Front de gauche élargi dans la plupart des régions n’inquiète la maire de

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Politique
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