Courrier des lecteurs 1086
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Où va Bernard Langlois ?
J’ai 80 ans et j’ai essayé jusque-là d’être présent au monde en politique, à travers le syndicalisme et des associations populaires (de gauche). Je n’ai pas atteint les objectifs que je souhaitais. Un monde plus juste, plus fraternel, plus égalitaire, en paix. Mais je ne baisse pas encore les bras. Alors je suis de plus en plus déçu par les blocs-notes de Bernard Langlois, journaliste courageux et de grand talent pour lequel j’ai tant d’estime depuis longtemps. Il y a quelque temps, au moment des grandes grèves et manifestations unitaires, il avait déjà copieusement mis en cause les dirigeants syndicaux. (Je lui avais d’ailleurs écrit.) Cela conduisait à déstabiliser encore plus les syndicats qui n’ont pas besoin de cela avec le faible taux de syndiqués face au capitalisme et au libéralisme, omniprésents. Où irions-nous sans syndicats ni mobilisation ouvrière à espérer et à bâtir ? Dans le n° 1084 de Politis , il revient à la charge avec les clowns. Il critique à nouveau (le chevelu et le barbu en tête). L’envie d’en découdre de la base existe sans doute, mais comment la réaliser avec le chômage, les bas salaires, les temps partiels, les crédits, les intérims, les fins de mois etc. ? Et il va encore plus loin, déclarant ne plus croire à l’espoir de gauche de la gauche. Alors, quoi, on déserte ! Qu’il cultive son jardin, qu’il lise, qu’il rigole, mais