Les impasses de la gauche pisse-vinaigre

Christophe Ramaux  • 14 janvier 2010 abonné·es

Le néolibéralisme a-t-il tout emporté ? C’est ce que soutiennent, parmi d’autres, Pierre Dardot et Christian Laval dans la Nouvelle Raison du monde  [^2]. Ce livre invite, à juste titre, à saisir la spécificité du néolibéralisme par rapport au vieux libéralisme. Il a une approche « constructiviste » de la concurrence, qui passe par une certaine forme d’intervention publique. L’État n’est pas réductible à l’État social, ce n’est pas nouveau. Mais le néolibéralisme donne à cette vérité une nouvelle force. Son projet est global : en sus des privatisations, il entend soumettre au principe de la concurrence l’ensemble de la société, de l’État (réorganisé sur un mode managérial) à l’individu (conçu comme

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Temps de lecture : 4 minutes