Les femmes donnent de la voix
Deux films présentés au Fipa abordent des thèmes tabous en Iran : la virginité et le fait,
pour une femme, de chanter en public.
dans l’hebdo N° 1089 Acheter ce numéro
La caméra suit les visages de près, d’une femme à l’autre. Elle accompagne. Elle recueille les paroles dans des pièces fermées. D’une part, un tribunal ; d’autre part, une salle d’attente de sage-femme. Les mots se cherchent, butent, hésitent. Pas facile de s’exprimer sur la virginité en Iran. Ou plutôt sur les conditions de sa propre virginité, ses obligations, ses conséquences. Tahereh Hassanzadeh (née en 1974) a d’abord été sage-femme diplômée avant de se tourner vers le cinéma. Présenté dans la rubrique « Grands reportages et faits de société », ce quatrième film de la réalisatrice (après deux documentaires et deux fictions), Bakereh , signifiant « vierge » en persan, pose justement la question de la