Journée sans immigrés : «Nous faisons partie de ce pays»
Le 1er mars, un collectif appelait à une « journée sans immigrés » dans l’économie française pour dénoncer la vision utilitariste qui leur est attachée.
dans l’hebdo N° 1092 Acheter ce numéro

Démontrer par leur absence la nécessité de leur présence. Pendant 24 heures, le 1er mars, les initiateurs de « la journée sans immigrés » espéraient réveiller opinion publique et politiques en appelant immigrés, descendants d’immigrés, résidents ou français, à disparaître de l’économie française. Ne pas consommer et, si possible, ne pas aller travailler. Pour voir. Sur le parvis entre la station de métro et les étals du marché de Barbès, ce samedi-là, Soraya, « une 2e génération » comme on dit, distribue des tracts aux passants matinaux. Dans le mouvement incessant de la foule, elle interpelle avec entrain : « Lundi 1er mars, ce sera sans nous ! » Regards curieux, elle essuie peu de refus. « Les gens trouvent l’idée très drôle, c’est une sorte de nouveau militantisme, ça leur plaît. »
S’inspirant d’une initiative similaire organisée aux États-Unis en 2006, le collectif de « la journée sans immigrés » s’est constitué en réaction aux dérapages de Brice Hortefeux à la dernière
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :