La résilience et l’hédonisme

Face à l’impuissance des États à enrayer la crise, la ville redevient le lieu de l’invention d’un avenir meilleur, comme en témoignent plusieurs initiatives internationales.

Alexis Buisson  • 1 avril 2010 abonné·es

Dans certaines villes états-uniennes sinistrées par la crise, des familles attaquent le bitume pour y planter des légumes, disputant l’espace urbain aux places de stationnement. À Petaluma, au nord de San Francisco, des résidents ont eux aussi ouvert un front potager urbain. En 2008, six familles ont planté 50 arbres fruitiers et des centaines de plantes comestibles, installé des ruches et des poulaillers. Une tonne et demi de nourriture produite, dont elles ont organisé la distribution dans la ville, et autant de déchets urbains pour leur compost. Ce collectif, la Petaluma Homegrown Guild, compte aujourd’hui 70 membres, habitants de tous horizons qui ont décidé de prendre les devants face à la crise écologique globale. Ils se préparent à entraîner Petaluma dans le réseau des villes en transition. Leur conviction : alors que la raréfaction du pétrole est inéluctable, il faut

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Publié dans le dossier
Rencontre avec Akhenaton
Temps de lecture : 4 minutes