L’adieu au PCF

Incompris et malmenés au sein de leur parti, les communistes unitaires ne veulent plus servir la cause d’une formation dont la survie de son appareil est devenue une fin en soi.

Michel Soudais  • 1 avril 2010 abonné·es
L’adieu au PCF
© PHOTO : M. SOUDAIS

Partiront ? Partiront pas ? Après s’être souvent posé la question, les animateurs historiques du courant « refondateur » l’ont tranchée. Ils s’en vont. Vendredi 26 mars, ils étaient près de deux cents, un peu à l’étroit dans une salle trop petite de la rue Pelleport (Paris XXe), à discuter d’un départ collectif dans une ambiance grave. Une décision douloureuse pour beaucoup après des années de militantisme, des décennies même, passées au sein d’une organisation politique dans laquelle ils ne se reconnaissent plus. Et qui signe l’échec d’un courant apparu au début des années 1990, après l’éviction et le départ des « rénovateurs » et des « reconstructeurs ».

Sur ce point, Gilles Alfonsi, porte-parole de l’Association des communistes unitaires, qui introduisait les débats, nuance : « D’un côté, nous avons pesé ces dernières années en obtenant des avancées sur les questions stratégiques : nous avons gagné la bataille sur l’enjeu de l’unité de la gauche de transformation sociale ; nous avons

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Politique
Temps de lecture : 6 minutes