Louise dans la nuit

Jean Echenoz  • 22 avril 2010 abonné·es

Amenée à vider seule l’appartement d’un père mort seul dans les quartiers nord de Paris, Louise découvre une arme en ouvrant un tiroir du défunt. Et pas n’importe quelle arme : un gros 357 propulsé au dioxyde de carbone : Louise est embarrassée. Elle qui a horreur des armes à feu imagine d’autant moins garder celle-ci chez elle qu’il lui semble vaguement, même peu rompue à la législation dans ce domaine, que ce serait illégal. Ce revolver, Louise ose donc d’abord à peine le toucher. Heureusement qu’à côté de lui, outre une boîte de balles et une autre de cartouches de CO2, se trouve sa notice d’emploi. Louise croit savoir – des livres, des films – qu’il existe un cran de sûreté sur ces objets. La notice lui indiquant où se trouve ce cran, Louise frémit un peu en observant qu’il n’est pas poussé. N’écoutant que son

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Temps de lecture : 5 minutes