Des droits joués à la roulette russe

Le congé maternité des intermittentes du spectacle est un casse-tête administratif qui laisse beaucoup de femmes sans ressources. Cette discrimination par rapport aux salariées ne fait l’objet ni d’étude ni de réforme.

Laurence Texier  • 13 mai 2010 abonné·es
Des droits joués à la roulette russe

Sur le papier, ça paraît (relativement) clair. Une intermittente du spectacle peut bénéficier d’un congé maternité si elle a « effectué au moins 200 heures de travail salarié ou assimilé au cours des 3 mois civils ou des 90 jours » précédant son interruption de travail.

La réalité est autrement plus complexe… Malgré cet acquis – récent puisque ce n’est qu’en mai 2004 que le congé maternité des intermittentes s’est vu assimilé à du travail effectif à raison de 5 heures par jour –, chaque année, de nombreuses artistes ou techniciennes du spectacle (annexes 8 et 10) se ­retrouvent sans ressources durant leur grossesse. « Parfois de façon très bête », raconte Madeleine Demoule, la spécialiste « Sécurité sociale » du Syndicat français des artistes interprètes (SFA)

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Société
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