François Morel : « Non, je ne suis pas un gentil ! »

Formé à l’école des Deschiens, complice de Yolande Moreau, François Morel s’est imposé sur scène comme à l’écran.
Dans ses chansons et ses chroniques de radio, il cultive l’anticonformisme, le décalage et l’ironie.
Et dégaine une langue acerbe quand il s’agit d’éreinter les pouvoirs indus.

Jean-Claude Renard  • 27 mai 2010 abonné·es
François Morel : « Non, je ne suis pas  un gentil ! »
© PHOTO : SAGET/AFP Le Soir, des lions, François Morel, disque Polydor. Au théâtre du Rond-Point, 2 bis, av. Franklin-D. Roosevelt, Paris VIIIe, jusqu’au 27 juin.

Politis : Vous écrivez, vous interprétez. La chanteuse Juliette signe la mise en scène de votre spectacle. Comment est née cette association ?

François Morel : Grâce à Yolande Moreau, en 1995, quand on jouait les Pieds dans l’eau à Avignon. Juliette chantait tout près de notre spec­tacle. Elles se connaissaient déjà très bien. Juliette savait que j’adorais la chanson. J’ai plus tard rédigé un dossier de presse pour l’un de ses albums, puis chanté en duo avec elle, Mémère dans les orties , à l’Olympia et au Rex. Elle a écrit quelques chansons pour mon premier spectacle, Collection particulière , mis en scène par Jean-Michel Ribes. Pour celui-ci, j’avais envie d’être épaulé par elle, dont les spectacles sont très bien mis en scène, dont j’apprécie aussi le jeu avec ses musiciens. Le Soir, des lions revêt ainsi des tonalités cinématographiques, entre le décor, les couleurs, les costumes et les lumières. J’avais

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Temps de lecture : 5 minutes