La pomme de discorde à gauche
Les primaires ouvertes ne séduisent guère hors du PS, où certains doutent déjà de leur vertu. Le choix d’un candidat reste un casse-tête dans toutes les familles de la gauche.
dans l’hebdo N° 1106 Acheter ce numéro

La gauche a les yeux rivés sur la présidentielle de 2012. Question de réalisme. Car, quelle que soit l’analyse portée sur nos institutions, pas un parti ne nie l’importance de ce rendez-vous électoral. Que ce soit pour le gagner, chasser Nicolas Sarkozy et mettre en œuvre une autre politique, modifier le rapport de forces au sein de la gauche ou s’assurer d’un nombre plus important de députés aux législatives qui suivent, chaque formation politique cherche comment négocier au mieux l’élection à la magistrature suprême. Et ceux qui font mine de ne pas s’en soucier ne sont pas ceux qui s’en préoccupent le moins.
Après trois présidentielles perdues, les socialistes pensent avoir trouvé sinon la recette qui leur rouvrira les portes de l’Élysée, du moins le moyen d’être unis derrière leur candidat et d’éviter une trop forte dispersion de la gauche. Le conseil national du PS devait adopter mardi les modalités de primaires