Une mer en danger de mort

Après un siècle d’exploitation pétrolière et l’intensification des forages, la pollution de la Caspienne est désastreuse. Et les risques d’incidents sont de plus en plus importants, faute de surveillance.

Claude-Marie Vadrot  • 17 juin 2010 abonné·es

Au mois de novembre 1857, flânant dans les environs de ce qui est aujourd’hui la capitale de l’Azerbaïdjan, Alexandre Dumas s’émerveillait des « feux de Bakou » qu’adoraient encore les derniers zoroastriens, dans de petits temples au milieu desquels affleuraient le gaz et le pétrole. Dumas venait de découvrir ce qu’il appelait le naphte, dont l’odeur était partout. Une bonne vingtaine d’années plus tard, les Russes ayant définitivement réglé leur compte aux ­Tché­­tchènes insurgés depuis trente ans, l’exploitation du pétrole commença dans la région de Bakou, sous la direction des Anglais. Sur le littoral et dans les eaux de la

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