L’exemple vient de l’Élysée

Le Président ne se cache pas d’aimer l’argent, et cultive ses amitiés avec le gotha des affaires. Rien d’étonnant, alors, à ce que ses ministres veuillent eux aussi tirer parti de leur fonction.

Michel Soudais  • 8 juillet 2010 abonné·es

Qu’y a-t-il de commun entre les cigares de Christian Blanc, le permis de construire abusif d’Alain Joyandet, les deux logements de fonction parisiens de Christian Estrosi, l’appartement de fonction de Fadela Amara dans le VIIe arrondissement, inoccupé par elle mais mis à la disposition de sa famille, et le somptueux hôtel réservé par Rama Yade en Afrique du Sud ? Entre le cumul par Christine Boutin d’une retraite de parlementaire et d’un confortable salaire versé pour une mission de consolation, et la double casquette d’Éric Woerth, trésorier de l’UMP et ministre ? Pas grand-chose à première vue. Et c’est bien ce que suggèrent les démissions de Blanc et de Joyandet. Qu’importe que celles-ci soient spontanées ou que l’Élysée les ait exigées. Trois jours plus tôt, Nicolas Sarkozy confiait aux députés UMP n’avoir pas

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