Quand le vieux pays noir tourne au vert

Vingt ans après la fermeture des mines, le bassin du Nord représente une mémoire culturelle et industrielle. Des citoyens œuvrent à la sauvegarde de ce patrimoine et à la réappropriation du territoire. Une dimension écologique s’y ajoute, tournée vers la préservation des sites et des espèces.

Jean-Claude Renard  • 22 juillet 2010 abonné·es
Quand le vieux pays noir tourne au vert
© PHOTO : HUGUEN/AFP *Ils sont respectivement président et directrice de l’association Bassin minier uni.  Jean-François Caron est également maire Vert de Loos-en-Gohelle et conseiller général.

Politis : Qu’est-ce qui a présidé à la volonté d’inscrire le bassin minier au patrimoine mondial de l’Unesco ?

Catherine O’Miel : C’est à l’origine une étude du conseil régional réalisée en 2001 sur le bassin minier et ses lieux de mémoire, outre des espaces emblématiques comme Lewarde, les fosses 11/19 et Wallers-Arenberg. Il s’agissait de ne pas créer uniquement des musées de la mine, mais de réfléchir au devenir de ces grands sites. La question du « réusage » est importante. On ne se la pose pas pour une cathédrale. Sur ce type de lieux, oui. Ils risquent de mourir. Or, il y a là un ­paysage culturel et industriel, avec une empreinte humaine particulièrement importante sur le territoire.

Quelles sont les démarches ?

C. O’M. : C’est un travail qui peut s’étirer sur dix ans. L’association Bassin minier uni a choisi de mobiliser les compétences au sein du territoire pour entraîner dans l’aventure le plus grand nombre d’acteurs, en impliquant la société civile, le tissu associatif, les établissements scolaires sur le thème de la réappropriation du territoire et de la collecte de la mémoire.

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