Courrier des lecteurs n° 1118

Politis  • 16 septembre 2010 abonné·es

Paul Noirot nous laisse ses combats en héritage

Ancien communiste, grand résistant, Paul Noirot (de son vrai nom Henri Blanc), qui vient de disparaître à 86 ans, avait fondé Politique aujourd’hui puis, en 1970, Politique Hebdo, qui peut-être considéré comme l’ancêtre de Politis. Comme Claude-Marie Vadrot, Bernard Langlois y collabora avant de participer à la fondation de Politis. Nous avions publié un entretien avec Paul Noirot dans Politis n° 1062.

Quand on perd quelqu’un qui a compté, pour soi et pour beaucoup d’autres, on échappe rarement à un piège : se raconter à travers celui qui a disparu. Donc… Paul fut mon rédacteur en chef à Politique Hebdo, où j’ai sévi plusieurs années sous le nom de Claude Boris. Il n’aurait pas apprécié que je pleurniche et le couvre trop de fleurs. Nous partagions le fait d’être petits et plutôt rondouillards, aspect « rond » assez trompeur puisqu’il ne nous empêchait pas de nous engueuler souvent, lui l’ancien du Parti communiste un peu nostalgique, et moi l’ancien non repenti de la Fédération anarchiste. Lui, le journaliste engagé depuis toujours dans des organisations, et moi, le journaliste « bourgeois » qui ne demandait qu’à apprendre en découvrant un nouveau monde, celui des militants organisés. Alors j’ai beaucoup appris auprès de lui et de ses amis venus d’horizons que j’ignorais, appris de ses combats passés et de ses espoirs pour l’avenir.

Il avait l’espoir chevillé au corps, quoi qu’il

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Courrier des lecteurs
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