Pauvre ou malade, il faut choisir

Députés UMP et gouvernement évoquent une possible franchise obligatoire de 30 euros pour accéder à l’aide médicale d’État, réservée aux plus précaires. Tollé des associations.

Xavier Frison  • 16 septembre 2010 abonné·es
Pauvre ou malade, il faut choisir

Quand l’idéologie rencontre le principe de réalité, la discussion tourne vite au dialogue de sourds. L’idéologie consiste ici à remettre en cause le principe de gratuité de l’aide médicale d’État (AME), un dispositif instituant l’accès libre aux soins pour les patients étrangers sans titre de séjour, mis en place en janvier 2000 par le gouvernement Jospin. Un acte de générosité coûteux envers des populations illégales, inacceptable pour la droite, qui n’a eu de cesse, depuis dix ans, de restreindre l’accès à cette aide (conditions de ressources, trois mois de présence au minimum sur le territoire).

Dernière offensive en date portée par des parlementaires UMP et le gouvernement en cette rentrée 2010 : instaurer une franchise de 30 euros aux bénéficiaires de l’aide médicale État. Une fortune pour ces derniers, dont

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