Qui se souvient de la mer ?
dans l’hebdo N° 1116 Acheter ce numéro
Très peu de Damascènes de ma génération, nés vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, ont eu l’occasion de voir la mer dans leur enfance ou leur adolescence, et ceux qui l’ont vue ne se sont probablement pas aventurés jusqu’à y tremper les pieds. Même les privilégiés qui avaient l’habitude de passer leurs vacances d’été dans un village de la montagne libanaise évitaient Beyrouth autant que possible, prétextant sa chaleur moite, et quand il leur arrivait d’y aller, c’était pour faire du lèche-vitrines au centre-ville ou pour déguster la spécialité de tel café ou de tel restaurant, et presque jamais pour se prélasser sur une plage. Beyrouth fascinait les Arabes, et plus particulièrement les Damascènes, qui n’en sont qu’à cent kilomètres, par ses boutiques élégantes, ses établissements touristiques toujours bondés, ses universités réputées les meilleures du Proche-Orient, sa presse alors florissante et,
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