« Fix me » : Palestine en tête
Avec « Fix me », le cinéaste Raed Andoni cherche une voie
de libération personnelle.
dans l’hebdo N° 1127 Acheter ce numéro

C’est une scène très courte, mais parmi les plus drôles de Fix me . Le cinéaste Raed Andoni accompagne quelques-uns des membres de sa famille, caméra au poing, à Bil’in, un village de Cisjordanie réputé pour ses actions de résistance pacifique. Un des responsables de ce village demande à la mère de Raed Andoni quel est le sujet du film qu’il est en train de tourner. Celle-ci préférerait que son fils le dise lui-même. « Réponds, toi ! » , lui lance-t-elle. Mais, derrière sa caméra, il reste silencieux. Alors, manifestement gênée, elle ment : « C’est un film sur la région. » Elle ne peut avouer que le vrai sujet du film, ce sont les migraines dont souffre son fils. Trop futile.
Et pourtant. À voir Raed Andoni à l’écran – et il y est presque en permanence –, le bonhomme ne paraît ni