Le prix de la privatisation

Dans une enquête sur France Télécom, Bernard Nicolas montre un management qui nie sciemment la dimension humaine.

Jean-Claude Renard  • 11 novembre 2010 abonné·es
Le prix de la privatisation
© Photo : Poujoulat/AFP

Comme un secret de famille. La dépression chez France Télécom Orange n’a rien de nouveau. Depuis plus de vingt ans, ses dirigeants dissimulent le mal-être au sein de l’entreprise. « Tout le monde sait que ça ne tourne pas rond, mais on se tait » , dit un employé. Ni plus ni moins qu’un « gâchis humain provoqué par une stratégie exclusivement financière » . Cette stratégie ? Des employés objets de remarques continues, de réflexions, de mépris, d’humiliations. « Professionnellement, vous n’existez plus. Vous êtes mort , confie un ingénieur, forcé à l’arrêt-maladie. Ceux qui vous donnaient une existence professionnelle vous détruisent en même temps. Ce n’est pas de la télé-réalité, c’est la réalité ! Vous êtes éliminé pour de vrai.

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Médias
Temps de lecture : 4 minutes