« Tomates » : Quintane, pur jus
Dans « Tomates », Nathalie Quintane fait grincer les mots sur des sujets d’actualité.
dans l’hebdo N° 1125 Acheter ce numéro

En argot portugais, « on appelle tomates (toumatech’) les testicules » . Cette information est puisée dans le nouveau livre de Nathalie Quintane, Tomates . Il s’agit aussi, sans doute, d’une indication inconsciente sur l’intention générale, que l’on sent couillue. Celle de mettre les pieds dans le plat politique, plus particulièrement en levant quelques lièvres sur ce qui se joue dans la langue, ou dans la littérature, à propos de sujets brûlants – Tarnac, l’antiterrorisme, les émeutes dans les banlieues, la communication gouvernementale… – ou un peu plus froids : Auguste Blanqui, par exemple (encore qu’aux dernières nouvelles quintaniennes : Blanqui, pas mort du tout).
Ces quelques lignes cependant ne résument pas Tomates, qui ne se laisse pas prendre, s’échappe, court suivant sa propre logique impulsive.