Une justice « de plus en plus néolibérale »

Jean de Maillard prendra en janvier ses fonctions de vice-président au TGI de Paris, après une mutation. Il porte un jugement sévère sur les dérives du système judiciaire. Entretien.

Thierry Brun  • 6 janvier 2011 abonné·es

Politis : Vous étiez président du tribunal correctionnel d’Orléans et vous avez été muté. Est-ce en raison de vos prises de position ?

Jean de Maillard : C’est à ce titre que j’ai été victime d’une chasse aux sorcières. J’ai assisté, comme tout le monde, à la dérive du système judiciaire depuis une quinzaine d’années, avec une accélération récente. J’ai dit ce que j’en pensais dans des articles de fond et dans le cadre de mes fonctions au tribunal d’Orléans. J’ai essayé d’adapter mes propres pratiques judiciaires à mes convictions, qui vont à

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Publié dans le dossier
L'art d'enterrer les affaires
Temps de lecture : 3 minutes