« Une nécessaire transparence »
Président de l’Association française des diabétiques, Gérard Raymond commente le rapport de l’Igas et appelle à une reconnaissance du droit d’alerte.
dans l’hebdo N° 1136 Acheter ce numéro
Politis : Qu’avez-vous appris dans le rapport de l’Igas sur le Mediator publié le 15 janvier ?
Gérard Raymond : Ce rapport n’apporte que des confirmations. Mais c’est un réquisitoire violent contre l’institut Servier et le fonctionnement de l’agence du médicament, l’Afssaps. Ce qui était suggéré est officiel : le fait que Servier a fait pression sur des professionnels et qu’il a falsifié des documents pour continuer à commercialiser le Mediator. Il y a eu des pressions professionnelles et financières. Certaines personnes interrogées par l’Igas sont sorties en pleurs. On fait mine de découvrir aujourd’hui ce que tout le monde savait déjà, que Servier envoyait des visiteuses médicales triées sur le volet chez les médecins, par exemple… Le rapport dit aussi que l’Afssaps se trouve dans une situation de conflit d’intérêt, pas seulement du fait de son financement mais aussi de sa coopération avec l’industrie pharmaceutique et d’une forme de coproduction des expertises et des décisions. L’Association française des diabétiques (AFD) avait réussi à se procurer un certain nombre de documents et de témoignages concernant le Mediator, mais risquait de se faire balayer si elle sortait des preuves. L’Igas
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