Du mauvais usage de la psy
Article paru
dans l’hebdo N° 1144 Acheter ce numéro
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Faut-il donc que nous soyons éloignés du vivant pour avoir recours aux expressions comme « la vraie vie » ou « les vrais gens ». Nous pouvons mesurer combien nous baignons dans le virtuel, où la connaissance se désarticule. Jamais les discours n’ont été aussi loin du réel et jamais la pensée n’a été aussi pauvre.
Dès lors, nous entendons mieux d’où surgit ce pessimisme ambiant, frôlant le désabusement.
La plupart des gens ne croient plus vraiment à rien, et un savoir sans vision n’amène qu’à la séparation déchirante et au découpage mutilant. Se sentir obligé de rajouter le qualificatif « vrai » pour donner du poids à ce que l’on dit est, de mon point de vue, inquiétant.