Portrait de Résistance

À travers une série d’entretiens, Pascal Convert revient sur la personnalité de Raymond Aubrac, voyageur immobile dans un passé tourmenté.

Jean-Claude Renard  • 10 mars 2011 abonné·es
Portrait de Résistance
© Raymond Aubrac, les années de guerre, jeudi 17 mars, deuxième partie de soirée, France 2 (1 h 42). À lire : Raymond Aubrac, résister, reconstruire, transmettre, éd. Seuil. Voir également Politis, n° 1107.

À 97 ans, il tire encore sur sa pipe. Il a fait sien un principe d’Hemingway : « Un homme, ça peut être détruit mais pas vaincu. » Et de revenir à l’album familial, aux photos défraîchies. Là se puisent les raisons d’être : dans l’enfance. Une enfance « normale et heureuse, dans une famille en bon état » . Un père commerçant en vêtements, une mère au rayon pour femmes. Basique. « Une petite famille dans une petite ville de province. » Dans ce qui demeure encore le début de siècle, le môme grandit dans les conséquences de l’affaire Dreyfus, au milieu de gens furieusement antisémites. Il lit Mein Kampf.

Admissible à Polytechnique, reçu à Centrale,

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Médias
Temps de lecture : 4 minutes