Mon Laurent, assisté malgré lui
dans l’hebdo N° 1160 Acheter ce numéro
Ça faisait un sacré bout de temps que je n’avais pas revu mon Laurent. On sait ce que c’est, chacun court dans son coin en trombe, pour avoir une bonne place au soleil, et la vie nous sépare. Avec mon Laurent, quand nous étions au lycée Louis-Le-Grand, on peut dire qu’on en a bien bavé. À cette époque, nos parents nous assistaient de quelques billets d’argent de poche par semaine (1 000 francs, je parle encore en francs, c’est si vieux…). Avec cet argent, on achetait des revues « olé, olé » dans le monde entier, et on s’est fait plein de copains fidèles… Laurent et moi, je dois l’avouer, on a jamais été des dingues de boulot (Laurent est cardiaque et moi asthmatique), alors on s’est fait assister par une joyeuse bande d’obsédés sexuels qui exigeait de nous être utiles 7 jours sur 7. Je peux le confesser : on n’est jamais descendus en dessous de 19 sur 20. Faut dire que les copains se sont démenés comme des