La deuxième vie de Mahmoud Abbas

Le 23 septembre, Mahmoud Abbas a demandé à l’ONU la reconnaissance d’un État palestinien. Il a prononcé un discours ferme, qui exclut d’entrer en négociation sans un calendrier précis. Les États-Unis et l’Europe doivent maintenant afficher leurs positions.

Denis Sieffert  • 29 septembre 2011 abonné·es
La deuxième vie de Mahmoud Abbas

Ovationné par une foule enthousiaste à son retour à Ramallah, Mahmoud Abbas a, en quelques jours, transformé son image de négociateur terne, et souvent faible, en « héros » ­populaire, comme l’a écrit non sans emphase l’éditorialiste du quotidien Al-Qods . Soudain désireux de cultiver les symboles, celui qui est redevenu Abou Mazen, son nom de guerre de l’époque des fedayins, s’est aussitôt rendu sur la tombe de Yasser Arafat : « Nous sommes allés à l’ONU en portant vos espoirs, vos rêves, vos ambitions, vos souffrances, votre vision et votre désir pour un État palestinien indépendant » , a-t-il déclaré, interrompu à plusieurs reprises par les acclamations.

À New York, malgré les pressions américaines et européennes, Abbas n’a pas renoncé à demander l’adhésion de la

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