Mais où sont passés les lecteurs ?
Depuis janvier, les libraires connaissent une baisse inquiétante des ventes. À Paris, Le Genre urbain, librairie indépendante, s’accroche. Reportage.
dans l’hebdo N° 1166 Acheter ce numéro
Un samedi de juillet. Il est plus de 20 heures. Rue de Belleville, l’été, la librairie Le Genre urbain reste ouverte jusqu’à 21 heures. Quelques clients flânent dans son espace plutôt étroit et tout en longueur. D’autres trouvent aussitôt le livre qu’ils liront sur la plage, et règlent, pressés. Spécialisée dans les publications relatives aux problématiques urbaines (architecture, urbanisme, écologie, sociologie de la ville, etc.) -- « c’est notre identité », précise fièrement Xavier Capodano, son fondateur et propriétaire --, cette librairie de quartier tient à ses attaches dans l’Est parisien, longtemps populaire, aujourd’hui multiculturel mais en voie de gentifrication croissante. De « boboïsation », tranche Xavier Capodano.
Comme quasiment tout le secteur de
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