« Phosphorer dans le bon sens »

Qu’ils se disent de droite ou de gauche, les think tanks produisent une pensée en prêt-à-porter globalement identique : Bonnes feuilles

Politis  • 29 septembre 2011 abonné·es
« Phosphorer dans le bon sens »
© **Un pouvoir sous influence,** Roger Lenglet, Olivier Vilain, Armand Colin, 384 p., 19,90 euros. En librairie le 19 octobre Photo : AFP / ImageForum

Une partie de la pensée (politique et économique) standardisée provient aujourd’hui de think tanks, des instruments encore peu étudiés malgré leur rôle croissant.

Ce sont des groupes de réflexion et d’influence, des « boîtes à idées » plus ou moins spécialisées qui travaillent directement pour les partis et les décideurs, tout en publiant une multitude de notes sur les grands problèmes de société, à destination des cabinets, des médias, des étudiants en science politique et de leurs professeurs. Des hommes de réseaux y encadrent des intellectuels chargés de phosphorer dans « le bon sens ». Ces structures sont généralement créées et financées par des coalitions de multinationales, des lobbies industriels et financiers.

À droite, le think tank le plus influent des années 2010 est l’Institut Montaigne, fondé par l’ancien patron d’Axa, Claude Bébéar, qui produit les idées des Jean-François Copé et autres cadres de l’UMP. Parmi ses

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Idées
Temps de lecture : 5 minutes

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