Syrie : « C’est tout un pays qui se bat »
Salamah Kaileh, intellectuel syrien d’origine palestinienne, explique pourquoi les tentatives de division communautaire du pouvoir ont échoué.
dans l’hebdo N° 1167 Acheter ce numéro
Politis : Plus de 2 200 morts et des milliers d’arrestations, mais les Syriens continuent de réclamer le départ de Bachar el-Assad. Comment expliquer cette détermination ?
Salamah Kaileh | Nous n’avons plus rien à perdre. Le peuple syrien a besoin de liberté, et que des mesures économiques et sociales soient prises pour résoudre les problèmes dans lesquels il se débat. Le régime doit tomber, et des réponses doivent être apportées à tous ceux qui, jeunes et moins jeunes, habitants des villes ou des zones rurales, migrants de l’intérieur ou fonctionnaires marginalisés, ne trouvent plus leur place dans une société qui ne profite qu’à quelques-uns. Un tiers des Syriens sont au chômage. La privatisation de l’éducation et de la santé a exclu des pans entiers de la population d’un accès aux services fondamentaux.
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