« Le AAA, on s’en fout ! »
L’économiste Jacques Généreux défend une réforme
du statut des banques centrales nationales pour financer les États et sortir de la crise.
dans l’hebdo N° 1174 Acheter ce numéro

Va-t-on vers un nouvel échec pour régler la crise de la dette dans les pays de la zone euro ? Après la Grèce, c’est au tour de l’Italie et de la France d’être mises sous surveillance par les agences de notation. Les pays européens ont pris des mesures de sortie de crise. Le tabou de la restructuration de la dette d’un pays en difficulté est ainsi tombé : les banques devront tirer un trait sur au moins 50 % de la dette grecque. Un plan de recapitalisation des banques de plus de 100 milliards d’euros a été annoncé lors de la réunion des ministres européens des Finances, le 23 octobre.
Mais au lieu de prêter directement aux États, l’Allemagne et la Commission européenne, au nom des traités européens, proposent que le Fonds de soutien de la zone euro (FESF) reste l’instrument financier indispensable pour enrayer la contagion de la crise. Ce fonds devra garantir une partie des titres de dette qu’achèteront les marchés financiers, lesquels continueront de fixer