Édouard, arrive ici…

Joseph Beauregard  • 10 novembre 2011 abonné·es

Édouard, arrive ici, il faut que je te parle deux minutes. Tu es blafard ! Je sais que tu déambules à présent dans ta vie comme une putain dans une ville sans trottoirs, malheureux comme une voiture au fond d’un ravin. Tu me fais penser à un vieux chef de gare qui regarderait passer les trains en rêvant de les voir dérailler. Dans le Tout-Paris, c’est ta belle réputation qui dégringole, ta stature d’homme d’État qui s’écroule, ton image de romantique qui vole en éclats. Et Scarface qui se débine, se défausse, te jette en pâture aux journalistes et au bon peuple. Ça laisse songeur sur la densité de votre amitié. Es-tu sûr que ce mec est vraiment ton ami ? Je t’avais pourtant conseillé de consacrer ton génie au XVe arrondissement, avec ses vieux, ses poussettes, ses églises, ses matins calmes et ses tristes dimanches à l’heure du thé. Et de temps de temps, un petit séjour à Chamonix pour

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