La finance débarque Berlusconi

Ni l’opposition ni la rue n’ont chassé le Cavaliere, qui a démissionné sous la pression des marchés financiers. Son départ sonne ainsi paradoxalement comme une défaite de la démocratie.

Olivier Doubre  • 17 novembre 2011 abonné·es

Jeudi 10 novembre, au lendemain de l’annonce par la présidence de la République italienne du départ «  prochain  » de Silvio Berlusconi du gouvernement, prévu d’abord « dans quelques semaines » , après « l’adoption du budget de l’État » portant les mesures d’austérité exigées par les marchés, la Commission européenne et le FMI (sans oublier le couple Sarkozy-Merkel), le quotidien de la Confindustria (équivalent du Medef), Il Sole/24 ore, titrait en une : « Fate presto ! » (« Faites vite ! » ). Un titre étonnant de la part de l’organe officiel de la classe dirigeante transalpine, qu’aurait pu faire le quotidien de la gauche critique italienne, Il Manifesto – comme le reconnaissait avec ironie son directeur-adjoint, Angelo Mastrandrea.

Une telle impatience s’expliquait

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Monde
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