Une facture très inégalitaire
L’addition présentée par le gouvernement en 2012 révèle que les deux plans Fillon creusent les inégalités et démantèlent la solidarité. Et que la Commission européenne en redemande.
dans l’hebdo N° 1177 Acheter ce numéro
Le compte n’y est pas ! C’est en ces termes que la Commission européenne a flingué, trois jours après la présentation d’un deuxième plan de rigueur par François Fillon, l’engagement de la France de ramener le déficit public français à 3 % du PIB en 2013.
En exhortant Paris « à annoncer le plus vite possible » de nouvelles mesures et à durcir la rigueur afin d’atteindre ses objectifs de désendettement, Olli Rehn, commissaire finlandais aux Affaires économiques, souligne en quelque sorte l’insincérité des budgets français. Avec un aveu implicite de taille : l’accumulation des plans d’austérité du 24 août et du 7 novembre est sans doute pour beaucoup dans la chute annoncée de la croissance en France…
« Nous pourrions connaître une nouvelle phase de récession » , a admis le commissaire européen,