Sarkozy en position de force

Les tueries de Toulouse et de Montauban devraient servir les intérêts du président-candidat, qui s’est empressé
de saisir l’occasion de se poser en père protecteur de la nation. Mais il n’est pas sûr que l’opinion ait été dupe.

Pauline Graulle  • 29 mars 2012 abonné·es

Mercredi 21 mars : premier jour du printemps, premier jour de la campagne officielle. Du moins si l’on en croit le calendrier électoral. Car cet acte commence étrangement par une parenthèse. Le moment le plus intense des débats débute par une «  trêve  ». Au nom du respect pour les familles des sept victimes des tueries de Toulouse et de Montauban, au nom de la lutte contre le terrorisme, la politique n’a plus droit de cité. Pas de communication, pas de petites phrases. On a enterré la hache de guerre le temps d’inhumer les trois militaires assassinés par Mohamed Merah à Montauban.

Deux jours auparavant, François Hollande a donné le ton, en annulant meetings et show télé. Sur une idée de Nathalie Kosciusko-Morizet, le candidat de

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Publié dans le dossier
Après Toulouse, la récupération
Temps de lecture : 8 minutes