Plantes érotiques: fantasmes… et réalité
Depuis des millénaires, les hommes et les femmes rêvent des plantes qui leur donnent ou leur donneraient davantage de séduction et plus de plaisirs. Les Chinois furent des experts, les Mésopotamiens faisaient les comptes de leurs échecs et de leurs réussites sur des vieux grimoires, les Grecs en rêvaient et multipliaient les essais, tout comme les Romains. Et le philosophe juif de Cordoue, Maïmonide, bien que théologien reconnu consacra une part de ses activités à l’étude des plantes et de ce qu’il était convenu d’appeler, dans le dernier Califat d’Espagne, les « vertus particulières de certaines d’entre elles » ; y compris celles que lui indiquaient ses collègues catholiques et juifs.
Quant aux Français du Moyen-Age, ils étaient en permanence partagés entre la recherche des recettes miracles et la peur de brûler longuement en enfer pour incitation au commerce de la chair. Y compris quand les moines cherchaient ou parfois découvraient des élixirs complexes qui sont généralement devenus par la suite, ayant prouvé (ou atteint...) leur seuil d’innocuité, des