« Ce n’est que la confirmation de la solidification du FN »

Jean-Yves Camus analyse la structure du vote pour Marine Le Pen et la sociologie de son électorat.

Olivier Doubre  • 3 mai 2012 abonné·es

Il n’y a que la classe politique pour se réveiller à chaque scrutin devant les chiffres du FN et crier au phénomène ! Car, comme le rappelle le politologue Jean-Yves Camus, si Marine Le Pen a convaincu 6,4 millions d’électeurs en 2012, ils étaient déjà 5,5 millions en 2002. Si nouveauté il y a, c’est l’émergence d’un vote FN en milieu rural, et le gommage du différentiel entre hommes et femmes.

Quels enseignements tirez-vous du vote en faveur de Marine Le Pen au premier tour de cette élection présidentielle 2012 ?

Jean-Yves Camus : Le premier élément que je retiens de ce résultat, c’est l’absolue cécité de la plupart des commentateurs face à la nécessité de regarder avec une véritable profondeur ­historique ce qui est

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