Italie : Un scrutin incertain
Entre Berlusconi et de nouveaux mouvements populistes, les élections des 24 et 25 février pourraient ne pas dégager de majorité claire.
dans l’hebdo N° 1241 Acheter ce numéro
La loi électorale italienne, votée dans l’urgence par la majorité berlusconienne à quelques mois des élections de 2006, est si complexe que le constitutionnaliste transalpin Giovanni Sartori l’avait qualifiée de « porcellum » (du latin porcata, qui signifie « cochonnerie »). Afin d’assurer une certaine stabilité, un « bonus » est attribué à la coalition ou au parti arrivé en tête à la Chambre et lui garantit la majorité des sièges. Mais, au Sénat, ce même système de « bonus » est calculé par circonscription régionale. D’où une incertitude sur la possibilité de constituer une majorité sénatoriale – sans réaliser d’alliances entre des blocs auparavant opposés – tant l’électorat est aujourd’hui fragmenté. Et