« Le Bâtiment de pierre » d’Asli Erdogan : Le « je » perdu des reclus

Asli Erdogan nous livre un sublime roman-poème sur le système carcéral en Turquie.

Anaïs Heluin  • 21 février 2013 abonné·es

« La vérité dialogue avec les ombres.  » Avec son charme sobre autant qu’évocateur, sa charge critique bien dissimulée sous une strate d’onirisme, cette formule quasi proverbiale pose dès la première page du Bâtiment de pierre la coexistence de deux niveaux de texte dans le roman d’Asli Erdogan. Elle dit aussi que c’est dans le rapport entre ces deux entités, dans leur étrange complémentarité, que réside toute la force du court récit. Dialectique entre une face visible faite d’une musicalité et d’une imagerie d’une grande pureté poétique, et un sous-texte éminemment politique. Bâtiment de pierre exprime l’horreur turque avec

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Littérature
Temps de lecture : 3 minutes