Trop de monde aux paradis
Les récentes affaires politico-financières passent par les places offshore. La fraude et l’évasion fiscales ont pris une ampleur inégalée, asphyxiant les États.
dans l’hebdo N° 1248 Acheter ce numéro
Quel est le point commun entre Jérôme Cahuzac, Liliane Bettencourt, LVMH, Total, BNP Paribas, la pension d’un retraité américain, l’assurance-vie d’un citoyen français et la criminalité financière ? Les paradis fiscaux. Ceux-ci sont considérés comme l’un des principaux moteurs de la crise économique. Et pour cause : l’essentiel de la finance internationale passe par eux. Les actifs financiers détenus par des particuliers et des entreprises, dissimulés dans près de soixante territoires où l’opacité financière fait loi, atteignent entre 17 000 et 25 500 milliards d’euros. Soit plus de 10 fois le PIB de la France, estime une étude publiée en 2012 par l’ONG internationale Tax Justice Network. Entre 150 et 220 milliards d’euros d’impôts seraient ainsi soustraits aux États du monde entier. Loin d’être