Gaz de schiste, le grand retour

Attaquée par les industriels, l’interdiction française d’exploitation est désormais menacée par les accords de libre-échange débattus par l’Union européenne avec les États-Unis et le Canada.

Patrick Piro  • 30 mai 2013 abonné·es

L’heure est venue de la mère des batailles pour le gaz de schiste. La victoire des dizaines de milliers d’opposants français aura été de courte durée : la loi qu’ils ont obtenue en juillet 2011, interdisant l’usage de la fracturation hydraulique – et gelant de fait exploration et exploitation [^2] –, fait l’objet d’une offensive continue depuis l’automne dernier de la part des industriels français [^3]. Laurence Parisot, présidente du Medef, expliquait sans détour, en avril dernier, comment réindustrialiser la France : « Il y a une réponse très simple.   Explorons et exploitons dans notre pays les gaz de schiste. » Certes, le gouvernement rappelle en chaque occasion qu’il n’est pas question de revenir sur la loi. Mais jusqu’à quand ? François Hollande, en novembre dernier, concédait qu’il n’était pas interdit de rechercher des techniques alternatives à la fracturation hydraulique, une manière de laisser la porte entrouverte. Surtout, le front intérieur se double

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Écologie
Temps de lecture : 5 minutes