Cette gauche qui veut changer de cap

À l’occasion des Assises du 16 juin, ce qu’en attendent les principaux participants.

Patrick Piro  et  Michel Soudais  et  Maxence Kagni  • 13 juin 2013 abonné·es
Cette gauche qui veut changer de cap
Marie-Pierre Vieu

La génération du « non » au TCE

Quand, pour justifier les Assises citoyennes du 16 juin, elle dit sentir « grandir une vraie envie de débattre » au sein des partis comme des luttes sociales, Marie-Pierre Vieu parle aussi d’elle-même. Membre de la coordination nationale du Parti communiste, en charge du Front de gauche depuis le congrès de février dernier, conseillère régionale de Midi-Pyrénées, elle fait partie de cette génération qui a découvert de nouveaux modes de pensée et d’action dans la campagne unitaire pour le « non » au Traité constitutionnel européen, en 2005. Depuis, elle ne veut plus refermer les fenêtres. Étudiante, elle préside l’Unef de 1994 à 1997. Intègre ensuite les bureaux du « Colonel-Fabien » – promotion Robert Hue – où elle monte progressivement dans l’appareil. Mais, au congrès qui suit l’échec des comités pour une candidature unitaire et le cuisant revers de Marie-George Buffet à l’élection présidentielle de 2007, elle plaide pour une « métamorphose » du PCF, allant jusqu’à conduire une liste alternative avec le courant des « refondateurs ». Signe de cette volonté de renouer les liens cassés avec les autres formations de la gauche radicale, elle sera, avant l’apparition du Front de gauche, l’une des rares personnalités communistes à signer l’appel de Politis pour une alternative à gauche.

Pascal Durand

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