Restaurants : l’esbroufe des amendements

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Le projet de loi sur la consommation, discuté à l’Assemblée, à partir du 25 juin est l’occasion d’une rivalité d’amendements autour de la restauration. Le député UMP Daniel Fasquelle propose de réserver l’appellation de « restaurant » aux seuls établissements où le repas est cuisiné sur place, à partir de produits bruts. Le but : distinguer les lieux où l’on ravigote de ceux où l’on assemble, réchauffe, assaisonne. Ces lieux sans cuisinier, mais animés par les fours à micro-ondes. Peu en reste, mais sur la même ligne, la députée PS Pascale Got voudrait notamment ajouter sur les cartes le distinguo entre poisson pêché et poisson d’élevage.

Des propositions qui ne mangent pas de pain Il sera difficile pour le consommateur de faire le tri. Difficile d’imposer des cartes à rallonge, sauf à présenter un pavé façon Larousse gastronomique. Et qui va contrôler les restaurants ? Sûrement pas les agents de la DGCCRF, déjà affaiblis dans leurs effectifs.


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